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Poétique du numérique 3

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Appel à communications – Journées "Poétique du numérique 3 – Valeur de l’Imaginaire : mobilité/fixité et territorialité"

Du 12 juin 2012 au 13 juin 2012

  • Date limite : 12 mai 2012

Journées organisées dans le cadre du projet régional de recherche "Valeur(s) et Utilités de la Culture".

Appel à communications

Date limite de soumission des propositions de communications
12 mai 2012
aux adresses suivantes :
franck.cormerais@u-bordeaux3.fr, jacques.gilbert@univ-nantes.fr

Ces journées sont organisées dans le cadre du projet régional de recherche "Valeur(s) et Utilités de la Culture", agréé par le Conseil scientifique de la MSH Ange-Guépin en novembre 2009.

Présentation

Poétique du numérique 3 demande par le biais des pratiques du monde actuel de l’art, si nous assistons à un retour du « poème du monde », dont parlaient les anciens ? C’est ainsi que ces derniers baptisaient le fruit de l’interaction entre l’être humain et son environnement. La naissance d’un milieu numérique, son apparition et les transformations qu’il génère, appellent par conséquent une interrogation sur l’imaginaire, la mobilité/fixité et la territorialité. Dans ce croisement s’élabore une hyperréalité, où s’effacent les anciennes polarités, où s’interrogent de nouveaux savoirs, où se partage un rapport au sensible avec ses sociabilités inédites.

Au-delà du paradigme relationnel (Bourriaud 1996, Forest, 2006) n’assistons-nous pas à un nouveau régime de l’art ? Le questionnement poétique, à l’époque du numérique, ouvre sur un milieu esthétique, en phase avec une formation historique qui redistribue les formes d’avoir et d’être. En effet, la logique de distribution qui caractérisait la ville et le territoire dans ses infrastructures se trouve désormais éclatée et organisée autour de polarités mouvantes et floues.
L’appréhension de ce milieu suppose une médiation reliant la technique, l’humain et le "naturel" sans cesse recomposé (Berque A., 2001). Comment concevoir les opérations de composition dans ce milieu complexe où s’intriquent fabrication, représentation, investissement psychologique, contribution ?
La mobilité du numérique produit une transfiguration de l’immobile et de ses formes associées. Cette mobilité redéfinit les échelles de la relation entre habitude et habitation dans d’une coordination existentielle spatialisée, non réduite à l’étendue. Le mobile implique alors à des territoires où la liberté, au-delà de l’accélération des choses dans la vitesse, renvoie à une fixité et à la fixation d’une prise qui est aussi toujours l’objet d’une reprise – une  capture – dans un système de rétention.  
Avec une poétique de l’imaginaire et la mobilité numériques, le territoire devient-il un élément clé du plan de composition, où le statut de l’œuvre évolue ? La question du statut de l’art ainsi territorialisé, entre retenue du temps et passage du flux, réinterroge l’horizon des industries culturelles par l’entreprise d’une coproduction conditionnée issue d’un milieu, où naissent et poussent les processus d’individuation psychique et collective (Simondon, 2005).

Franck Cormerais et Jacques Gilbert
Février 2012

Comité scientifique

  • Cormerais Franck, Université de Bordeaux 3
  • Duhem Ludovic, ESAD, École Supérieure d’Art et de Design d’Orléans
  • Fourmentraux Jean-Paul, Université de Lille 3
  • Freydefond Marcel, École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes
  • Gilbert Jacques, Université de Nantes
  • Hilaire Nobert, Université de Nice
  • Kisfaludi Goerges-Albert , École Supérieure des Beaux Arts Nantes Métropole
  • Mons Alain, Université de Bordeaux 3
  • Musso Pierre, ParisTech et Rennes 2
  • Stiegler Bernard, IRI, Centre Pompidou, Université de Cambridge
  • Tron Colette, Alphabetville Marseille

Poétique du numérique 2

Poétique du numérique 2.

«  Les Territoires de l’art et le numérique : quels imaginaires ? »

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15  avril à Nantes

Colloque organisé en collaboration avec l’Ecole Régionale de Beaux Arts de Nantes Métropole et le Gersa (Groupe d’Etude et de Recherche Scénographique en Architecture) de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes.

A la suite du colloque 1 dont les actes furent publiés aux éditions Entretemps, nous organiserons  “ Poétique  du numérique  2”. La  thématique suivante sera au cœur de la  réflexion : “Les territoires de l’art et le numérique, quels imaginaires ?”

Les nouveaux médias, autour de l’Internet, redistribuent les médiations entre les parties et le tout et bousculent les frontières de l’art et ses sites (Cauquelin, 2002). Ces  médias forment un champ d’exploration pour les transformations liées à l’avènement d’une écriture générique dite "multimédia". La raison graphique côtoie une raison computationnelle et engage ainsi toute l’activité symbolique dans un nouveau cycle, après l’imprimerie et l’audiovisuel, pour proposer un imaginaire et de nouveaux contenus. 

Les réseaux numériques des télécommunications, de leur côté, redistribuent aussi les relations entre le langage, les corps et les objets. Des phénomènes de transfert et de transaction viennent parachever des mutations de  l’art qui sont directement reliées à une industrialisation du symbolique. Un modèle économique de développement en devenir interroge aussi, après les industries culturelles, le statut de l’art  et  des images des cultures actuelles.

Les mutations  contemporaines n’imposent-elles pas une redéfinition des territoires de l’art ? Cette interrogation recouvre des réalités bien différentes, empilées et stratifiées, mais aussi interconnectées : territoire de mémoire, de patrimoine, à dimensions variables et changeantes mais aussi territoire "vectorialisé" par les infrastructures de communication. L’avènement du numérique, avec ses pratiques de « dématérialisation » et de délocalisation, met à mal les anciennes frontières ainsi que les usages établis, au risque d’une perte de repères. Dans le même temps,  les territoires ne permettent-ils pas un nouveau maillage de l’espace parcouru, et une manière nouvelle de parcourir les lieux ? Loin du retour à un “art social”, faut-il condamner pour autant « les usages sociaux de l’art » (Jeudi, 1999) qui seraient compatibles avec des initiatives locales, des solidarités nouvelles, des lieux virtuels de création collective permettant de mettre à jour et intelligence et une sensibilité (Stiegler, 2005) en réseau constituant un noyau éclaté de l’urbanité contemporaine ? 

Franck Cormerais décembre 2010

Comité scientifique  : Fourmentraux Jean-Paul (EHESS, Paris), Musso Pierre (ParisTech), Stiegler Bernard (IRI – Centre Pompidou), Cormerais Franck (Université de Nantes), Gilbert Jacques (Université de Nantes), Porcher Michel (MSH Paris-Nord), Suner Bruno (Ecole Nationale Supérieurs d’Architecture de Nantes), Kisfaludi Georges-Albert (Ecole Supérieure des Beaux Arts Nantes Métropole), Dalle Rodolphe (Université de Nantes), Verstraete Véronique (Ecole Supérieure des Beaux Arts Nantes Métropole), Morin Ulmann David (Ecole de Design de Nantes).

Programme du colloque

9h30-10h15 – Session 1 : De nouveaux territoires pour l’art ?

Cormerais Franck, « ouverture, à plus d’un titre… »

Musso Pierre, (paritech, Rennes 2), « Imaginaires et innovation technologiques »

10h15-10h30 : Pause café

10h30-12h15 – Session 2 : Une cartographie déplacée

Président de séance : Franck Cormerais

Tron Collette, (Alphabetville, Marseille), « Arts, dispositifs, territoires »

Lavigne Michel, (Toulouse 3 ), « Image et Internet : la perspective critique. Création recherche autour de Google Images »

Porchet Michel, (MSH, Paris-Nord), « Parcours audio–urbain et réalité augmentée »

Fournentraux Jean-Paul (Lille 3) : « Arts numériques et médias praticables »

12H30-14H : Repas

14h00-16h00 – Session 3 : Une spatialité interrogée

Président de séance : Jean-Paul Fournentraux

Haute Lucile, (Université de Saint-Etienne, EnsadLab/EN-ER) « Téléperformance : Étude d’un champ artistique hybride »

Maignien Yannick (CNRS, Paris)  : « Mobilité et possibilité : La carte numérique et le territoire de la création »

Grzegorz Pawlak, (Université d’Amiens), « Le quotidien, matrice d’une poétique de la dissémination »

Lescop Laurent, (Ecole d’architecture, Nantes): « Les données paysagères : Relever, restituer,composer un paysage numérique »

Diapositive1

16h00-16h15 : Pause café

16h15-17h45 – Session 4 : Un imaginaire reformulé

Président de séance : Laurent Lescop

Bubb Martine pour Plugin, (ESBANM, Nantes), «Mothership Union. Lieux éclatés et imaginaires connexes »

Paillard Cellio, (ENSAPVS (École Nationale Supérieure Paris-Val de Seine), « IMAGINAIRE DES ARTS NUMÉRIQUES ET IMAGINAIRES DES ŒUVRES »

Zilio  Marion, (Paris, 8 ), « Le visage contemporain, enjeu de la technogenèse et des imaginaires fluides »

Malcor Adrien, (Artiste et Commissaire d’exposition, Paris), « Ulysses: networks prophétiques, (Modèles joyciens pour les psychogéographies numériques) »

Morin Ulmann David, (Ecole de Design Nantes Atlantique), « Culture territoires, numérique et urbanités »

Synthèse des travaux