“L’architecture est le jeu, savant, correct et magnifique des volumes sous la lumière” (Le Corbusier).
La lumière est profondément attachée à l’architecture ; naturelle, elle joue sur les volumes, révèle, rythme, glisse, éternellement changeante et furtive. Artificielle, elle redéfinit le bâti, l’extrait du néant obscur, le magnifie.
A la croisée de nos préoccupations contemporaines, la lumière est source et conséquence d’enjeux majeurs : l’énergie, la santé, le bien-être, la qualité d’usage. Après un siècle illuminé, le XXIème sera peut-être celui de la nuance, du mieux voir plutôt que du tout voir, cela de la maîtrise des ambiances.
Dans la perspective d’une démarche globale en architecture, les formes devront utiliser au mieux les potentialités de l’environnement immédiat (soleil, masques, végétation etc…) tout en veillant à minimiser la consommation d’énergie. Ainsi, l’écriture même des bâtiments pourrait s’en trouver renouvelée. Dès le crépuscule, l’espace urbain et son bâti, à toutes les échelles, s’appréhenderont différemment, suivant des combinaisons de volumes, surfaces, textures, brillances et couleurs, révélées par l’acte de conception de la lumière. La qualité se substituant à la quantité.