Beaucoup de visites sur le stand AVEL, portées par la venue de France 1.
Site du GERSA – ENSANLaboratoire de recherches en scénologie |
A LA SEMAINE DU GOLFE , DU 8 au 12 Mai 2013 , VANNES
Le projet AVEL (Archives Virtuelles en Ligne) est une réponse à l’appel à projet de numérisation d’objets culturels, émis par le Ministère de la Culture et de la Communication et a pour objet de créer une archive dressant l’inventaire des techniques et des méthodes de construction des bateaux classés monuments historiques, à travers la numérisation en trois dimensions et la constitution d’une maquette informatique à l’échelle 1. Ces fichiers assurent la pérennité de la connaissance des formes et des principes constructifs des objets.
Ils sont destinés à la diffusion culturelle grand public du patrimoine maritime sur des applications internet et mobiles.
Cinq bateaux de référence ont été choisis : FRANCE, JANINE, FLEUR DE MAI, PAPA POYDENOT et PATRON FRANCOIS MORIN; cinq bateaux de différents types et différents âges.
Retrouvez le projet AVEL avec l’application FRANCE du lundi 8 au dimanche 12 mai 2013 de 10h à 18h30 au port de Vannes.
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Un projet réalisé par la DRAC Bretagne : Christine Jablonski ; Michel Cardin, conservateur délégué aux bateaux monuments historiques pour la Bretagne ; l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes : Laurent Lescop – Julia Heiser – Clémence Gabilleau ; Morel Mapping Worshop Architectes : Marie Morel- Didier Morel (scans 3D) ***; Jean-Louis Dauga, expert maritime ; MG Design, réalisation graphique.
Remerciements à : l’AFCA 12mJI France; L’association Papa Poydenot ; l’association Patron François Morin ; Valentin Grimaud ensa Nantes
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jeudi 11 avril 2013

Vingt ans après sa dernière navigation pour la marine nationale à l’école de Lanvéoc-Poulmic (Finistère), quinze mois après le début d’une rénovation qui a coûté 450 000 € et quatre mois après sa présentation au Salon nautique à Paris, le voilier France, avec lequel le baron Bich participa à la Coupe de l’America dans les années 70, a retrouvé l’eau jeudi après-midi.
Certes ce n’était pas encore l’océan puisque c’est sur la Vilaine, à Arzal (Morbihan), qu’il a été posé à sa sortie de chantier, mais dimanche il rejoindra La Trinité-sur-Mer, son port d’attache où il sera baptisé le dimanche 12 mai.
« Il reste d’une rare beauté mais c’est sous voile qu’il est une pure merveille. C’est une machine à remonter le vent au degré près. » Bruno Troublé, qui sera son skipper, a suivi au quotidien la rénovation et connaît bien ce monocoque long de 19 m, à la coque bleue : il était déjà à sa barre en 1977 quand France fut éliminé en demi-finale, par Australia, dans l’America’s Cup à Newport (Etats-Unis). Hier, ses souvenirs sont remontés à la surface quand, pour cette mise à l’eau, il a retrouvé trois de ses anciens équipiers, Patrick Dubois, Ben Le Saout, et Patrice Quesnel. Le samedi 4 mai, ils seront sur le pont pour la première sortie officielle lors du Tour de Belle-Ile ou lors de la Semaine du Golfe, dans le Mor Bihan, du 6 au 13 mai. France redeviendra ainsi un navire école pour de jeunes navigateurs.
Le public pourra alors approcher de près ce voilier classé monument historique en 1992 par le ministre Jack Lang. Mieux il pourra le découvrir de l’intérieur en trois dimensions, grâce à un CD coréalisé à l’occasion de sa rénovation par la direction régionale des affaires culturelles et l’école d’architecture de Nantes.
« Avec le projet Avel (pour Archi virtuel en ligne), l’objectif du ministère de la Culture est de garder une trace des 120 bateaux classés monuments historiques que compte la France, par la numérisation de leurs plans. Et la Bretagne est en pointe avec ses 30 navires : France est le premier, suivront Papa Poydenot, le canot de sauvetage SNSM à rames de Penmarc’h, et Patron François-Morin, la vedette SNSM d’Ouessant », expliquent Michel Cardin, conservateur délégué aux bateaux monuments historiques pour la Bretagne, et Didier Morel, architecte à l’école de Nantes. Ce CD sera notamment projeté sur l’esplanade du port de Vannes, lors de la Semaine du Golfe, et son application sera disponible sur Iphone et smartphone.
samedi 06 avril 2013
Le Papa Poydenot, ancien canot de sauvetage à Penmarc’h, classé monument historique, a été numérisé en 3D, jeudi. Etaient présents Didier et Marie Morel, de Morel Mapping Workshop, une société vannetaise spécialisée dans la numérisation laser 3D, et Jean-Louis Dauga, expert auprès du ministère de la Culture pour les bateaux « de travail » du patrimoine, classés monuments historiques. Avec cette numérisation laser, le résultat sera 100 fois plus précis que les relevés manuels.
La numérisation du patrimoine maritime fait partie d’un projet nommé AVEL (Archives virtuelles en ligne), avec lequel Morel Mapping Workshop et ses partenaires ont remporté le concours de « Services Numériques Culturels Innovants » lancé par le ministère de la Culture et de la communication en 2012. À l’échelle nationale, 70 projets ont été retenus sur 250.
« C’est une première en France », explique Didier Morel. « À partir des mêmes données initiales (la numérisation laser 3D), on va pouvoir faire de la documentation technique et scientifique, pour les experts, ingénieurs et scientifiques, et une présentation grand public sous forme de visite virtuelle par internet, ou n’importe quel autre support (par exemple des applications sur des tablettes ou des smartphones). » La plupart des bateaux classés monuments historiques (22 en Bretagne, 120 en France) est invisible du grand public.
Si la numérisation d’un bateau comme le Papa Poydenot en elle-même ne prend qu’une journée, il faut ensuite compter entre un mois et un mois et demi de traitement informatique. Le premier bateau en ligne est espéré pour l’été.
mercredi 18 juillet 2012
Il y a 6 000 ans, des hommes ornaient une tombe d’une île du golfe du Morbihan d’une extraordinaire profusion de signes. L’archéologue Serge Cassen réfute quelques idées établies et soutient une nouvelle théorie.

L’archéologue Serge Cassen examine l’un des stèles gravées du cairn de Gavrinis.


À l’époque, Gavrinis est déjà une île, mais le g olfe du Morbihan est moins profond. À la marée montante, le chenal de la rivière de Vannes, à ses pieds, est un torrent tempétueux. Pour bâtir l’étonnante tombe gravée, au-dessus d’un plus ancien tertre fait de sable marin, des hommes vont chercher des blocs de granit au-delà de la rivière. « Pourtant, regardez cet affleurement de granit, tout près du cairn (amas artificiel de pierres). Ils ne l’ont pas utilisé. Pourquoi ? » se demande Serge Cassen.
Le directeur du laboratoire de recherches archéologiques de l’université de Nantes est le spécialiste du cairn de Gavrinis et de la non moins célèbre Table des Marchands, ou grand dolmen de Locmariacquer. Les deux édifices, distants de trois kilomètres sont intimement liés. « La table du dolmen et la dalle qui recouvre la chambre funéraire de Gavrinis sont deux morceaux d’une même stèle brisée. Réutilisée quelques centaines d’années après sa chute. »
Les gravures de la stèle brisée représentent un bouc associé à un bovin, une hache à un boomerang. Tous font face à un cachalot (longtemps interprétée comme une « hache charrue »), Serge Cassen y voit le souvenir de deux «déplacements ».
Un mythe fondateur ?
« Au début du Néolithique, les chasseurs cueilleurs de la baie de Quiberon ont vu arriver de nouvelles armes et de nouveaux animaux venus de l’intérieur des terres (haches et moutons). Puis, une deuxième vague de nouveautés est venue de la mer. Une arrivée que l’on contrôle moins bien. D’où la présence de ce cachalot comme animal emblématique.»
La signification des étonnantes gravures des 29 orthostates (dalles dressées) du couloir de la tombe, Gavrinis a suscité bien des spéculations. On distingue clairement des lames de hache, des crosses, un arc et ses flèches. Dans les figures concentriques, des chercheurs ont vu une déesse chevelue. Ce que réfute Serge Cassen. Pour lui, les motifs pourraient bien raconter un mythe fondateur « comme le chemin de croix dans les églises ».
Pour valider ses intuitions, l’archéologue a associé son labo à celui de Laurent Lescop, chercheur spécialiste des outils numériques à l’école d’archi de Nantes. L’an dernier, équipés d’un scanner portable, ils ont numérisé tout le bâtiment.
Certaines dalles comportaient des gravures, aujourd’hui imperceptibles. L’étude plus précise d’une des dalles de granit (celle où est gravé l’arc) a permis de retracer le travail de l’artiste, qui travaillait la pierre à coups maîtrisés de percuteurs en quartz : « La surface était soigneusement préparée. Ensuite, il a divisé la surface en panneaux, comme un peintre divise son tableau. Technique d’artiste ou celà avait–il un sens spirituel ? En tout cas, il y a douze étapes différentes. »
Même si Serge Cassen trouve le fil conducteur entre les différentes gravures, il restera d’autres secrets à percer. Qu’y a-t-il au dos des dalles ? Pourquoi la tombe a-t-elle été condamnée par un mur vers – 3400 avant JC ?…
Le chercheur aimerait que les récentes découvertes apparaissent dès que possible dans les documents à destination du public. Il s’interroge aussi sur l’aspect actuel des monuments restaurés : « Il est douteux que les cairns du Morbihan aient été construits en étages aussi stricts. Ils devaient avoir une structure plus arrondie, et ressembler à des dômes. »
Le travail de numérisation pourrait permettre la diffusion des avancées de la recherche. Les scientifiques et la structure qui exploite le site de Gavrinis veulent mettre en place une visite virtuelle didactique.
Philippe RICHARD.
Photos : Thierry Creux.
1 et 2 juin 2012, Institut d’Art et d’Archéologie, Grand Amphithéâtre http://jiap2012.sciencesconf.org/
programme : http://jiap2012.sciencesconf.org/conference/jiap2012/pages/Livret_JIAP_2012.pdf.
« La révolution de la 3D en Archéologie : acquisition laser, photomodélisation, réalité virtuelle et augmentée ». Une session sera consacrée aux ontologies en archéologie
Notre intervention : 10h 10h30 Bienfaits et limites d’un enregistrement lasergrammétrique dans la
tombe à couloir de Gavrinis (Morbihan, France).Serge Cassen, Laurent Lescop, Valentin Grimaud, Didier Morel, Bruno Suner
Résumé :
Gavrinis, sur l’estuaire de la rivière de Vannes, est connu pour l’extraordinaire profusion des gravures conservées sur des piliers monolithiques formant parois, gravures qui ont bien entendu contribué à la réputation des lieux, au point que les termes de « temple » ou « sanctuaire » se sont spontanément ajoutés à la notion d’espace sépulcral en règle générale retenue pour signifier cette famille d’architectures néolithiques. Notre objectif est de requalifier ces représentations à partir d’une grille de lecture proposée ces dernières années, en constituant tout d’abord un nouveau corpus des tracés gravés, compris dans un contexte architectural et replacés dans le volume des supports. Un enregistrement des données topographiques, archéologiques, pétrographiques et acoustiques du tumulus et de la tombe à couloir inscrite à l’intérieur, permet d’assurer une représentation de l’architecture, d’une part, des signes gravés (éventuellement peints), d’autre part.
Le relevé topographique a consisté en un enregistrement de données spatiales géoréférencées (32 millions de points), en jouant sur différentes échelles d’acquisition. Cette étape a permis de balayer le cairn dans son ensemble à l’aide d’un premier scanner type temps de vol (Leica Geosystems C10), en élargissant l’acquisition aux sols environnants ; les parois de la tombe et la face supérieure de la dalle de la couverture ont été enregistrées au moyen d’un second scanner à résolution infra millimétrique (Nikon Krypton K610). Différents logiciels traitant les nuages de points ont été testés pour retenir le meilleur outil permettant ensuite de restituer les gravures par le biais d’une tablette graphique. Concernant les signes gravés, un tableau des méthodes est proposé qui permet d’apprécier avantages et inconvénients des anciens procédés (estampage, calque, cellophane en polyéthylène) comparés aux nouvelles techniques (photographie numérique, scanner 3D). S’il est incontestable que le scanner permet enfin de restituer les gravures dans le relief fidèle du support, puis dans l’ordre architectural du monument, la précision d’enregistrement des tracés en surface d’une roche grenue (granite) ne dépasse pas le degré atteint par la photographie numérique. Ces deux méthodes sont par conséquent complémentaires.
En plus du relevé Scan Laser, des tests de photomodélisations ont été réalisés avec des résultats encourageants.
Les photos sont prises en éventail…
… ou en balayage latéral.
Le logiciel retrouve les points de vue et constitue un maillage texturé.
Détail sur le maillage.
Ce maillage est ensuite superposé au relevé laser pour vérifications d’erreurs.
Stereolux a accueilli en résidence début 2012 l’artiste nantais Laurent la Torpille pour un travail de recherche-création sur l’interactivité et l’immersion dans le cadre du dispositif Naexus. Projet de l’Université des Sciences Appliquées de Dessau et des laboratoires GERSA et CERMA de l’École d’Architecture de Nantes, Naexus est une sphère de 5 mètres de diamètre par 3,5 mètres de hauteur avec un écran à 220° et un système de son spatialisé. Outil dédié à l’immersion visuelle et sonore, il fait l’objet de recherches et d’améliorations sur plusieurs sujets comme la portabilité de la structure, les usages liés à l’immersion sonore et visuelle, le dispositif technique…
Stereolux collabore depuis 2009 sur le dispositif Naexus avec l’École nationale supérieure d’Architecture de Nantes par la réalisation de prototypes et des résidences d’artistes dont les travaux de recherche-création peuvent faire avancer la réflexion sur l’outil et ses usages, la présentation de Naexus dans le cadre de festival ou autres événements publics. A titre d’exemple, le duo canadien Purform avait présenté pour l’édition 2011 du festival Scopitone leur œuvre White_Box, adaptée pour l’occasion au dispositif Naexus .
Laurent La Torpille a conçu pour Naexus un environnement en 3 dimensions que l’on pourrait assimiler à des sculptures de verres dans lesquelles il est possible de se mouvoir. Le système de navigation (avec Kinect) est prévu pour un utilisateur, qui peut déplacer son point de vue dans l’environnement virtuel par des mouvements de mains. Laurent La Torpille a aussi créé un univers sonore, dont les sons dépendent du déplacement de l’utilisateur.
Laurent La Torpille se consacre à la musique, au graphisme et la création d’environnements dynamiques privilégiant les manipulations en temps réel de l’image, du son et leurs interactions. Protéiforme, son travail s’oriente également vers des recherches plastiques qui placent l’individu et les nouvelles technologies au cœur des processus de création.
Les travaux de recherche-création de Laurent La Torpille ont permis d’apporter un regard neuf sur les forces et les faiblesses de Naexus. De nombreuses questions ont été soulevées et un certain nombre de réponses apportées sur : les aspects techniques de l’outil (résolution d’image, calibrage du soft edge, fonctionnement avec la dernière version de Max/MSP…), son habillage (système d’occultation), le placement idéal de l’utilisateur dans la sphère, les possibilités d’interactivité mono- ou multi-utilisateurs…
Ces conclusions feront l’objet d’une publication conjointe en avril-mai ; les travaux de Laurent La Torpille seront présentés le samedi 24 mars 2012 à 17h30 dans le cadre du Symposium Locus Sonus.
D’autres réflexions restent à mener sur le dispositif Naexus, et notamment sur l’interactivité dans un contexte multi-utilisateurs. De futurs travaux de recherche-création sont ainsi envisagés.
Voir la vidéo sur le site original de l’article : http://stereolux.org/naexus-travaux-de-recherche-creation-de-laurent-la-torpille-sur-limmersion-et-linteractivite
Livrets de 4 conférences, verbatim en cours de rédaction.