WorkShop Gdansk dans la presse

Międzynarodowe pomysły na ożywienie dawnej elektrociepłowni

12 lipca 2013, godz. 11:00 (43 opinie)

http://www.trojmiasto.pl/wiadomosci/Miedzynarodowe-pomysly-na-ozywienie-dawnej-elektrocieplowni-n70714.html

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Studenci z trzech portowych miast przedstawili swoje pomysły na zagospodarowanie zabytkowej elektrociepłowni.

Centrum sportów z dużą ścianką wspinaczkową i basenem, wielki wiatrak produkujący « zieloną energię », a może Solidarbox? Jaka będzie przyszłość dawnej elektrociepłowni zobacz na mapie Gdyni, znajdującej się na terenach po Stoczni Gdynia?

Czy projekty i konkursy architektoniczne pomagają w późniejszym zagospodarowaniu terenów i obiektów?
tak, najczęściej zmieniają się w rzeczywistość w bliższej lub dalszej przyszłości
tak, ale raczej jako inspiracja
nie sądzę, takie przypadki to rzadkość
nie, praktycznie nigdy efekty nie pokrywają się z projektami

zobacz wyniki »

Od 1 lipca 40 studentów wydziałów architektury z Politechniki Gdańskiej, École Nationale Supérieure d’Architecture w Nantes oraz Hafen City Universität Hamburg pracowało pod opieką swoich profesorów na terenie Bałtyckiego Portu Nowych Technologii w Gdyni.
- Wnieśli dużo nowej energii do zagospodarowania tego budynku. Z pewnością te prace będą inspiracją dla władz miasta i potencjalnych inwestorów – mówi wiceprezes zarządu Pomorskiej Specjalnej Strefy Ekonomicznej Józef Adam Bela.
Studenci nie skupili się na całkowitej odmianie starej, szarej elektrociepłowni. Zespół Pawła Obelnickiego, Clemence Gabilleau i Marka Lipsky’ego przeobraził postindustrialny budynek w centrum sportów. W projekcie pojawiła się m.in. ścianka wspinaczkowa, lądowisko dla spadochroniarzy, miejsce do uprawiania jogi, a nawet basen.
- Początkowo cały budynek chcieliśmy zalać wodą i stworzyć labirynt dla płetwonurków, ale zdecydowaliśmy się na ofertę dla szerszego grona - uśmiecha się Paweł Obelnicki.
Odważnych pomysłów nie brakowało. Stanął m.in. wielki wiatrak, który nawiązywałby do dawnej funkcji obiektu. Były też elementy architektury, łączące symbole miejskie oraz portowe, a nawet Solidarbox, czyli centrum rozrywkowo-kulturalno-rekreacyjne.

Zobacz pełne prace studentów:
plik nr 1 (.pdf), plik nr 2 (.pdf), plik nr 3 (.pdf), plik nr 4 (.pdf), plik nr 5 (.pdf).

- Prace studentów pokazują, że pozostawienie budynku dawnej stoczniowej elektrociepłowni to nie tylko przymus ze względu na zapisy planu zagospodarowania przestrzennego, ale też wartość. Widząc te pomysły jestem przekonany, że po prostu warto to zrobić - podkreśla Marek Stępa, wiceprezydent Gdyni.
Budynek elektrociepłowni wpisany jest do ewidencji historycznych budynków na terenie portu w Gdyni, więc nie można go po prostu zburzyć. Stąd pomysł, by wizje jego zagospodarowania przygotowali studenci. Młodzi ludzie już wcześniej przedstawiali koncepcje terenów postoczniowych.

Portal regionalny trojmiasto.pl

summerschool-gdansk

The conversion of the shipping cargo traffic from single cargo goods to the modern shipping containers initiated in the last 20 years, brought a large-scale structural change in most European port cities. Old harbor areas close to cities, with their sheds and small-scale transshipment capacities, were technical and logistical not able to handle the growing requirements of the modern container system. The cargo handling has been outsourced and the existing infrastructure and buildings lay fallow. As a result, the transformation of the port cities became a global challenge.

In the restructuring of the affected areas, the port cities follow different strategies and solutions. The problems, strategies and solutions are the content of the international project (IP) of master students of the universities in Gdansk, Nantes and Hamburg (Faculties of Architecture and Urban Planning). The students work, analyze,  and evaluate the task on the examples of the port cities of Gdansk, Hamburg and Nantes.

Follow the news…http://summerschool-gdansk.jimdo.com/diary/

Gavrinis–La Croix–juillet 2013

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http://www.la-croix.com/Ethique/Sciences-Ethique/Sciences/Comment-concilier-ouverture-et-protection-des-sites-megalithiques-2013-07-01-980793

« PLUS ON CONNAÎT LES SITES, MIEUX ON LES PROTÈGE »

JEAN-BAPTISTE GOULARD
Délégué général de l’association «Paysages de mégalithes»

« L’association Paysages de mégalithes, qui compte 26 communes, est chargée de mettre en valeur et de porter la candidature au patrimoine mondial de l’Unesco d’un ensemble de 550 sites mégalithiques du golfe du Morbihan, de Carnac à Arzon. Nous sommes donc au cœur de cet équilibre délicat entre protection d’un patrimoine extraordinaire et accès du public. 

Ce qui apparaît depuis quelques années, c’est que plus on connaît les sites, mieux on les protège. De cette manière, la population prend conscience de l’importance de tel ou tel lieu, se l’approprie et a à cœur de le préserver. C’est notamment vrai pour des petits tumulus préhistoriques, disséminés dans les forêts, auxquels on ne prête attention que si l’on en connaît l’histoire et l’importance !

Il faut bien comprendre que, dans cette région, il s’est passé quelque chose d’unique il y a quatre mille ans : imaginez que des hommes, au néolithique, ont transporté le Grand-Menhir de Locmariaquer sur plusieurs kilomètres alors qu’il pesait… quelque 300 tonnes ! D’où l’importance de protéger mais aussi d’ouvrir ce patrimoine de l’humanité.

À cet égard, le site de Gavrinis est emblématique. Certes, il est relativement protégé puisqu’il se situe sur une île. Il n’empêche : on ne peut pas dépasser un nombre maximal de visites d’environ 30 000 par an, au risque d’abîmer les gravures exceptionnelles du dolmen. La numérisation va permettre – sans, bien sûr, remplacer la visite sur place – d’en présenter toute la richesse sur écran, avec des détails invisibles à l’œil nu. Un projet d’écran à 360° est actuellement en cours avec le CNRS et l’école d’architecture de Nantes. C’est un complément indispensable et qui a du sens. »

« LA PROTECTION PASSE PAR UNE LIMITATION DE LA FRÉQUENTATION »

JACQUES BUISSON-CATIL
Préhistorien, administrateur des sites mégalithiques de Bretagne pour le Centre des monuments nationaux

« Aujourd’hui, l’équilibre est d’autant plus difficile à trouver que l’on est confrontés à une injonction paradoxale : ouvrir les sites au plus grand nombre et, en même temps, les protéger au mieux, forts d’une réelle expérience des périls éventuels. L’exemple le plus frappant, c’est la grotte de Lascaux, découverte dans les années 1940 et fermée au public en 1963 par André Malraux (NDLR : alors ministre chargé des affaires culturelles). La fréquentation avait fini par perturber le milieu et menacer les peintures.

Partout, il faut être extrêmement vigilant. Imaginez qu’environ 600 000 personnes circulent chaque année dans le secteur des alignements de Carnac… En 1991, la clôture des alignements a certes créé des frustrations mais elle était nécessaire, car les menhirs commençaient à se déchausser en raison de l’usure des sols. Désormais, le site est librement accessible en hiver mais pas en été, une saison durant laquelle les visites se font avec un guide et par groupes de 50 personnes maximum.

Grâce à ces mesures, la végétation a commencé à reprendre ses droits – des bilans sont effectués régulièrement. Mais si l’on rouvrait complètement l’accès, il y aurait à nouveau danger. La protection des monuments passe donc par une limitation de la fréquentation. Car même lorsque les visiteurs sont respectueux – ce qui est très majoritairement le cas –, il y a toujours un “effet nombre” et quelques comportements inappropriés. À cet égard, le cairn de Gavrinis est un peu plus préservé par sa situation géographique ; mais il faut faire attention aux frottements sur les gravures et à l’excès de lumière. »

Recueilli par MARINE LAMOUREUX


http://www.la-croix.com/Ethique/Sciences-Ethique/Sciences/A-Gavrinis-l-homme-du-neolithique-livre-quelques-secrets-2013-07-01-980779

A Gavrinis, l’homme du néolithique livre quelques secrets

Les gravures du cairn de Gavrinis, dans le Golfe du Morbihan, ont été entièrement numérisées. Des technologies qui bouleversent la présentation au public de tels sites, datant du IVe millénaire avant J.-C.

C’est peut-être Prosper Mérimée qui en parle le mieux : «Ce qui distingue le monument de Gavrinis de tous les dolmens que j’ai vus, c’est que presque toutes les pierres composant ses parois sont sculptées et couvertes de dessins bizarres. Ce sont des courbes, des lignes droites, brisées, tracées et combinées de cent manières différentes.» L’écrivain fut, en 1835, l’un des premiers visiteurs de ce cairn, situé sur la petite île de Gavrinis, dans le golfe du Morbihan, en face du port de Larmor Baden

Alors inspecteur général des monuments historiques, Mérimée dut se courber pour entrer dans ce lieu étonnant, érigé pour les morts les plus «prestigieux» par des hommes du néolithique, aux environs de 3 800 ou 3 700 ans avant notre ère. Une vingtaine de blocs de pierre massifs y dessinent un couloir richement décoré de gravures, menant à une chambre funéraire dont le plafond est constitué d’une dalle pesant plus de 20 tonnes.

Après d’importantes fouilles et restaurations menées dans les années 1970-1980, le dolmen de Gavrinis connaît actuellement une nouvelle étape. Grâce au travail combiné de Serge Cassen, du Laboratoire de recherches archéologiques de Nantes (Lara/CNRS) et de Laurent Lescop, de l’École nationale supérieure d’architecture de Nantes (Ensa), ce site mégalithique est le premier en France à avoir été entièrement numérisé au laser, permettant une représentation en trois dimensions de la tombe. Pour le chercheur du CNRS, l’utilisation de telles technologies est une étape incontournable en archéologie. 


«Voyager» dans le dolmen

«D’une part, parce que les gravures, la manière dont elles ont été conçues et réalisées, sont indissociables du support lui-même», explique Serge Cassen – et à cet égard, la représentation en deux dimensions a ses limites. «D’autre part, poursuit-il, parce que ces techniques numériques vont permettre de présenter le site au public de manière complètement renouvelée.» Grâce à la visite virtuelle, au moyen d’écrans panoramiques, il sera possible de «voyager» dans le dolmen, d’en découvrir des détails invisibles à l’œil nu ou très difficiles d’accès compte tenu de la configuration des lieux.

Si les données numériques sont «en boîte», l’organisation concrète de la visite en 3D est encore à l’état de projet. Pour les archéologues, l’enjeu est pourtant de taille, à la fois pour protéger le site de Gavrinis – dont les capacités d’accueil sont réduites – mais aussi pour enrichir la connaissance d’un public de plus en plus exigeant.

De fait, en découvrant le cairn, qui dessine un relief arrondi sur la petite île plantée de pins, le visiteur peut se sentir quelque peu frustré aujourd’hui : certes, l’émotion est vive de se trouver en face de gravures délicates, couvrant la pierre à l’infini et qui ont traversé des millénaires… mais l’éclairage est faible et la promiscuité dans le couloir rend difficile une réelle appréhension des symboles. Impossible, également, de percevoir les bovins gravés sur le dessus de la dalle couvrant la chambre funéraire. On en repart ému, mais avec un goût de trop peu.


Grandes inconnues

Cette dalle, justement, en dit long sur la complexité de Gavrinis. On sait aujourd’hui qu’elle est l’un des trois morceaux du grand menhir de Locmariaquer, dont un autre fragment fait partie de la Table-des-Marchand : sur le premier morceau, on distingue les longues cornes d’un bovin, qui se raccordent parfaitement au corps de l’animal, visible sur l’autre morceau.

«Les hommes qui ont érigé le dolmen réutilisaient ainsi des parties d’autres monuments, indique Yves Belenfant, responsable d’exploitation du site. C’est d’ailleurs complètement fascinant de se dire que ces pierres pesant des dizaines de tonnes ont été acheminées sur des kilomètres… Aujourd’hui encore, on ignore comment ces hommes ont réussi de telles prouesses.»

De grandes inconnues demeurent, que les archéologues tentent de lever, avec le souci d’expliquer leur démarche aux touristes. Ainsi, chaque mercredi de l’été, le préhistorien Cyrille Chaigneau installe ses outils aux abords du cairn, essayant de comprendre comment les graveurs du néolithique procédaient. «L’archéologie expérimentale nous donne des indications d’autant plus précieuses que nous étudions des sociétés sans écriture», détaille le spécialiste, médiateur scientifique au musée de préhistoire de Carnac. 


Comment procédaient les sculpteurs?

«Quel percuteur utilisaient les graveurs ? Comment préparaient-ils la surface de granit pour que la dalle ne s’effrite pas ? Combien de temps mettaient-ils à sculpter une stèle ?» En quelques minutes, il aide les visiteurs à comprendre qu’un percuteur emmanché ou avec un système pendulaire permet au sculpteur de ménager ses efforts. «Les relevés effectués au laser offrent une précision inégalée, qui vient compléter cette approche expérimentale.» Avec des techniques combinées, les chercheurs sont capables de dire quel fut le premier trait tracé par le graveur sur la stèle, une indication précieuse pour comprendre la confection de l’ensemble.

De même, l’enregistrement numérique des gravures est un atout supplémentaire pour tester certaines grilles de lecture des symboles. «Pendant longtemps, on est resté dans un cadre théorique focalisé sur le mode de vie agricole de ces populations, mais dont on est en train de s’extraire», note Serge Cassen. Ce qui était interprété comme une «hache-charrue», par exemple, ou une «déesse mère» est désormais sujet à caution. L’archéologue du Lara, lui, fait d’autres propositions, en rappelant que ces sociétés du néolithique étaient loin d’être pacifiques et égalitaires. 

Le symbole de la déesse mère serait plutôt un symbole phallique, de virilité ; et ce que l’on prenait pour une «hache-charrue» – un outil dont on n’a d’ailleurs pas retrouvé de trace – serait en fait la représentation emblématique d’un cachalot. «Le contexte oral de ces sociétés est perdu, l’interprétation est ce qu’il y a de plus mouvant», concède le chercheur, dont les travaux font néanmoins autorité aujourd’hui.

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QUELQUES DÉFINITIONS

Mégalithe. Monument préhistorique formé d’un ou plusieurs blocs de pierre.
Dolmen. Monument funéraire composé de pierres agencées en forme de gigantesque table.
Cairn. Monticule fait de terre ou de pierres qui, à Gavrinis, recouvre le dolmen.
Néolithique. Période de la préhistoire (environ 6000 à 2000 ans avant notre ère) durant laquelle l’homme accède à une économie productive délaissant le mode de vie du chasseur cueilleur.

INFORMATIONS PRATIQUES

Le cairn de Gavrinis, dans le Morbihan, est ouvert au public du 1er avril au 30 septembre. En juillet et août, les visites (avec un départ en bateau du port de Larmor Baden) ont lieu de 9 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 18 h 30.
La réservation est conseillée au 02.97.57.19.38 (tarifs adultes : 14,40 €, enfants de 8 à 17 ans : 6 €, gratuit pour les moins de 8 ans).
Les animations d’archéologie expérimentale (techniques de gravures du IVe millénaire avant notre ère), fruit d’un partenariat avec le Musée de préhistoire de Carnarc, ont lieu tous les mercredis de juillet et les 7, 14 et 21 août.

MARINE LAMOUREUX, à l’Île de Gavrinis (Morbihan)


http://www.la-croix.com/Ethique/Sciences-Ethique/Sciences/Serge-Cassen-bouscule-l-archeologie-en-Bretagne-2013-07-01-980782

Serge Cassen bouscule l’archéologie en Bretagne

Le chercheur, spécialiste du néolithique, étudie les dolmens bretons. Fasciné par les symboles retrouvés sur ces pierres millénaires.

Dans le petit château du Tertre, au cœur du campus de l’université de Nantes, le parquet grince sous les pieds et les étagères débordent de livres, de pierres ou de vieux ossements. C’est dans cet édifice qu’est installé le Laboratoire de recherches archéologiques (Lara) où travaille Serge Cassen. Ce chercheur au CNRS de 55 ans, qui enseigne le néolithique à l’université de Nantes et dans plusieurs pays d’Europe, a fait de l’étude des mégalithes du Morbihan sa spécialité. 

Sa vocation est née vers 12 ans, à l’occasion d’un exposé d’histoire sur la ville de Cholet (Maine-et-Loire), où son père, électrotechnicien, s’était installé pour travailler. «J’ai rencontré un antiquaire qui avait participé à de grandes missions d’exploration, notamment avec l’ethnologue Paul-Émile Victor, et qui m’a initié à la prospection de silex dans les champs.» Ce bon élève rêve de faire de l’archéologie son métier. «Mais ce n’était pas aussi professionnalisé qu’aujourd’hui et c’était une voie assez aléatoire.»

Après son bac, il opte pour une formation de géomètre, quand ses parents l’auraient rêvé ingénieur ou médecin. Puis la passion des fouilles prend le dessus. Durant son service militaire en Guadeloupe, il effectue un master d’anthropologie sur des sépultures mégalithiques en Colombie. Puis s’inscrit en thèse à la Sorbonne à Paris pour plancher sur le néolithique du IVe millénaire avant notre ère, de la Loire à La Gironde. 

Peu après sa soutenance, en 1986, il ouvre son premier grand chantier de fouilles sur le site de la Table-des-Marchand, dans le Morbihan. Huit ans plus tard, de nouvelles fouilles, sur le site de Lannec er Gadouer, marquent un tournant dans son approche des sépultures. «Cela m’a amené à étudier les représentations gravées sur les parois des dolmens, raconte-t-il. Je me suis rendu compte qu’il ne fallait pas négliger ce domaine des symboles, qui nous donnent une représentation du monde de cette époque, en parallèle à l’étude des céramiques, des silex ou des haches polies.»

Serge Cassen s’est donc lancé dans un vaste chantier de réinterprétation de ces gravures, notamment celles de l’île de Gavrinis, qui en recèle à profusion. «J’en ai encore pour dix ans de travail !» lance-t-il. Il use de ses voyages et de lectures pour nourrir la réflexion. «Je me souviens avoir trouvé un quartz, pas très beau, au cœur d’une sépulture, illustre-t-il. J’ai compris longtemps après sa valeur symbolique, en lisant un article sur les guérisseurs aborigènes australiens et les vertus des arcs-en-ciel. Ce caillou avait conservé en son centre un aspect irisé, rappelant ces fameuses couleurs.»

Marié, sans enfant, le chercheur se donne tout entier à sa passion. «Tout me rappelle mes recherches, d’un alignement de pierres dans un jardin à une émission de télévision.» Cette plongée vers la préhistoire le renvoie à l’invariabilité de l’humanité. «Ce qui est fascinant, c’est cette proximité du même qui vous est donnée à travers l’étude des objets ou des symboles. On ne figure pas autrement le cachalot aujourd’hui que sur les parois de Gavrinis…»

FLORENCE PAGNEUX, à Nantes (Loire-Atlantique) 

GDYNIA URBAN INJECTION

Festiwal Gdynia Design Days został patronem międzynarodowych warsztatów studenckich, które w lipcu odbędą się w Gdyni.
Warsztaty architektoniczno-urbanistyczne służyć będą wypracowaniu nowej koncepcji programowej dla budynku byłej elektrociepłowni dawnej Stoczni Gdynia (dziś Pomorska Specjalna Strefa Ekonomiczna – Bałtycki Port Nowych Technologii). W warsztatach prowadzonych w ramach programu Erasmus wezmą udział studenci i profesorowie z Wydziału Architektury Politechniki Gdańskiej, Ecole Nationale Superieure D‘Architecture (ENSA) Nantes oraz HafenCity Universität (HCU) Hamburg.

Prezentacja wyników warsztatów odbędzie się we czwartek, 11 lipca 2013, o godz. 14.00 w w budynku Akwarium PSSE w Gdyni (ul. Czechosłowacka 3).

DO POBRANIA:

Program warsztatów
Informacja o projekcie
Informacja o warsztatach
Informacja o prowadzących

Gavrinis – Ouest-France

Les chercheurs font parler les pierres de Gavrinis

Les chercheurs travaillent à comprendre ces motifs mystérieux et la manière dont ils ont été gravés. Ouest-France

Les chercheurs travaillent à comprendre ces motifs mystérieux et la manière dont ils ont été gravés.© Ouest-France

OEuvres du Néolithique, les pierres sculptées du site morbihannais continuent à passionner les archéologues. Les récents progrès techniques ont permis de révéler des dessins symbolisant des bateaux.

Gavrinis est un petit îlot du golfe du Morbihan. On y trouve une tombe couloir édifiée au début du IVe millénaire avant JC qui possède des pierres magnifiquement gravées. Entrelacs, haches, crosses, chevron… Sur les 29 pierres qui composent le dolmen, 23 sont ornées de ces motifs. « Un travail d’artiste », soulignent les archéologues.

Comment ont été faits ces décors ? La question reste entière. Scanner, appareil laser, graphologie, reconstitutions en 3D… Les chercheurs travaillent avec des outils d’aujourd’hui. Des dessins gravés dans la pierre, invisibles à l’oeil nu, effacés par le temps, ont ainsi pu être révélés.

Découverte très récente : des dessins représentant des bateaux avec des équipages. Pour Serge Cassen, chercheur au CNRS de Nantes, les motifs concentriques pourraient symboliser le tumulte des eaux du golfe du Morbihan. « On est à côté du courant de la Jument, le plus violent d’Europe », rappelle le chercheur. C’est à lui et à Laurent Lescop, de l’Ensa de Nantes, que l’on doit le projet de reconstruction numérique du site.

Expérimentation

L’an dernier, les chercheurs ont utilisé des pirogues pour comprendre comment ces pierres, provenant d’au moins cinq sites différents, ont été transportées jusque-là. Cette année, une autre expérimentation démarre, pour tenter de retrouver les procédés de gravure des hommes du néolithique. Le public peut assister à ces expérimentations. « On se rend déjà compte que ce sont des milliers d’heures de travail. »

Il faut d’abord préparer la pierre, constatent les archéologues. « On doit enlever 2 à 3 cm de couche pour éviter l’effritement de la pierre, l’aplanir, avant de pouvoir entreprendre une gravure de précision. Il nous faut aussi retrouver les outils et le coup de main qui ont permis de faire un travail aussi régulier. »

Une fois achevée, cette pierre, inspirée d’une de celles du cairn, sera exposée au musée de Carnac. Et déjà, le projet est, à terme, la reconstitution du monument d’origine.

Informations et visites sur www.sagemor.com/gavrinis.html

Nathalie JAY.   Ouest-France

http://www.lorient.maville.com/actu/actudet_-Les-chercheurs-font-parler-les-pierres-de-Gavrinis_fil-2346677_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_lorient&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS

Gavrinis–le Télégramme

Gavrinis. Apprendre à graver comme au néolithique

Les archéologues vont tenter de reproduire des gestes anciens. Photos B. L. B.

Gavrinis. Apprendre à graver comme au néolithique.
Les archéologues vont tenter de reproduire des gestes anciens. Photos B. L. B.

À Gavrinis, les archéologues mènent une expérience inédite : reconstituer les gestes des graveurs du néolithique, auteurs des magnifiques gravures qui ornent les dalles du cairn.

L’énigme du cairn de Gavrinis, une tombe à couloir édifiée sur cet îlot, au début du IVe millénaire avant J.-C., demeure. Mais les travaux de l’équipe conduite par Marie Vourc’h, du laboratoire de recherche archéologique de Nantes, et Cyrille Chaigneau, médiateur scientifique au musée de préhistoire de Carnac, vont permettre de se faire une idée sur les techniques utilisées à l’époque pour réaliser ces extraordinaires gravures. Pendant tout l’été, en présence du public (*), des archéologues vont tenter de reconstituer les gestes des graveurs du néolithique. Une pierre en granit à grain fin, de près de 2 tonnes, mesurant environ 1,70 m de haut et de même nature que les dalles gravées de Gavrinis, a été installée près de l’entrée du cairn. En tentant de reproduire les motifs d’un des piliers de la tombe, ils vont essayer de trouver quels percuteurs étaient utilisés, selon quelles techniques et combien de temps il a fallu pour réaliser ce chef-d’oeuvre. Une fois le travail achevé (fin septembre), le résultat sera confronté avec les hypothèses des chercheurs.
Le site numérisé
Cette expérimentation s’inscrit dans le programme conduit par l’équipe de Serge Cassen, archéologue et chercheur au CNRS. Avec Laurent Lescop, architecte de l’ENSA de Nantes, il a mis au point une reconstruction numérique de la tombe. L’objectif : constituer un catalogue des signes gravés, et déterminer une dynamique de lecture de la cinquantaine de dalles, voire proposer des pistes d’interprétation. La technique : le laser et un nuage de points qui permet d’obtenir un objet tri dimensionnel à la précision millimétrique : 120 millions de points enregistrés pour un relevé topographique incroyablement précis de chaque dalle en 3D !
Un bateau…
En allant là où l’oeil ne peut aller, la caméra virtuelle a permis de découvrir, là où on ne voyait auparavant qu’un signe mystérieux, un bateau. Mais il est aussi possible de reconnaître aujourd’hui d’autres signes gravés : crosses de jet, arcs et flèches… La grammaire des gravures commence aussi à apparaître : des signes mangent partiellement d’autres signes, comme un ordre de préséance, laisse entendre Serge Cassen. Autre hypothèse : ces multiples gravures pourraient être l’oeuvre d’une seule main… Cette reconstitution numérique sera peut-être visible un jour par le grand public à partir d’un centre d’interprétation à terre. On pourra voir la dalle de couverture de la chambre (dont la face gravée est inaccessible au public), en déterminer la masse et, à partir de là, émettre des hypothèses sur son transport, puisqu’il semble que cette dalle provienne du dolmen de la table des marchands, à Locmariaquer. D’ici là, l’enregistrement 3D aura évolué au fil des recherches.
* Calendrier des expérimentations de gravure néolithiques, tout public : 5,12,19 et 26 juin, les 3,10,17, 24 et 31 juillet, 7,14 et 21 août, 18 et 25 septembre ; de 10 h à 12 h et de 13 h à 18 h. L’île est accessible à partir de Larmor-Baden.

  • Bertrand Le Bagousse

 

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/gavrinis-apprendre-a-graver-comme-au-neolithique-30-05-2013-2118867.php

Larmor-Baden. Des archéologues veulent percer les derniers mystères de l’île de Gavrinis

29 mai 2013 à 21h40

Comment nos ancêtres du néolithique ont-ils pu graver des pierres de granit aussi finement que celles du cairn de l’île de Gavrinis, dans le Golfe du Morbihan ? C’est ce que tentent de reconstituer des archéologues. Le public pourra bientôt voir les expérimentations.

Il en est de l’île de Gavrinis, dans l’embouchure du Golfe du Morbihan, comme de celle de Pâques, en plein Pacifique. Les scientifiques font reculer, petit à petit, leur part de mystère.

Depuis ce mercredi, sur place, des archéologues essaient diverses techniques pour savoir comment les hommes du néolithique ont pu graver aussi finement des blocs de granit. Ceux que l’on trouve le long du couloir qui entre dans le cairn, cet amas de pierre qui sert de tombeau. Des lignes, des objets de la vie courant au IVe millénaire avant notre ère, des animaux ornent ces dalles mondialement connues.

Il y a deux ans, on avait passé au pistolet laser les parois pour enregistrer leur relief et le reconstituer par la suite, physiquement et virtuellement. Afin de bientôt mieux faire connaître au public ces trésors de la préhistoire.

David Cormier

Avel–ouest france

Ouest-France / Bretagne / Vannes / Archives du lundi 13-05-2013

Les bateaux classés historiques se visitent en 3D – Vannes

lundi 13 mai 2013


Didier Morel, architecte consultant ; Michel Cardin, architecte des Bâtiments de France ; Clémence Gabilleau, étudiante en architecture ; et Marie Morel.

Didier Morel, architecte consultant ; Michel Cardin, architecte des Bâtiments de France ; Clémence Gabilleau, étudiante en architecture ; et Marie Morel.

Un projet d’archives virtuelles, bientôt accessibles en ligne, se propose d’inventorier le patrimoine maritime. Cinq navires ont déjà été mis en chantier.

Pourquoi ? Comment ?

Qu’est-ce que le Projet archives virtuelles en ligne (Avel) ?

C’est un programme de numérisation du patrimoine maritime, initié par la Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne, une équipe de l’École nationale d’architecture de Nantes avec l’appui de partenaires privés.

Avel a profité de la Semaine du Golfe pour se faire connaître et présenter le résultat des premiers mois d’un travail qui vise à modéliser, en images 3D, des bateaux classés monuments historiques.

Quel est l’intérêt de ce projet ?

Le but est de valoriser le patrimoine maritime, de permettre à la fois la sauvegarde et la visite virtuelle en ligne de ces bateaux, sur des supports grand public : ordinateurs, smartphones et tablettes.

« Tenus de naviguer, les bateaux classés monuments historiques sont souvent en déplacement et peu accessibles », observe Michel Cardin, architecte des Bâtiments de France et conservateur des bateaux historiques pour la Bretagne.

Combien de bateaux sont concernés par ce projet ?

La France compte 120 bateaux classés, dont 30 en Bretagne. « Notre projet en a retenu cinq pour commencer : les bateaux de secours (Patron François Morin, Papa Poydenot) ; les bateaux de travail (La Janine, Fleur de mai) ; et les bateaux de course (France) », détaille Didier Morel, architecte, consultant à l’École nationale supérieure d’architecture de Nantes.

Où en est leur modélisation ?

La plus aboutie, présentée en avant-première lors de la Semaine du Golfe, est celle du France, l’ancien voilier du baron Bich.

« C’est le seul que nous avons eu le temps de modéliser et le plus simple pour tester nos outils de rétrocréation. C’est un bateau récent, de la fin des années soixante. Il vient d’être restauré à Arzal. Nous avons pu y accéder et nous faire préciser son fonctionnement avec des témoins directs. »

Le projet Avel se veut précis (2 millimètres de tolérance par rapport aux cotes originales) et didactique. Il restitue le bateau avec le maximum d’informations sur sa structure, son histoire, le contexte de sa construction, son usage.

Quand les visites virtuelles seront-elles possibles ?

Il reste à finaliser les choix techniques : la technologie pour la diffusion d’images en 3D sur écran tactile ; la négociation avec les fabricants des supports (smartphones, tablettes).

« Dans moins d’un an, nous devrions proposer des visites en ligne », avancent Didier Morel et Michel Cardin.

Denis RIOU.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Les-bateaux-classes-historiques-se-visitent-en-3D-_56260-avd-20130513-65142380_actuLocale.Htm